Yi king, interpréter les lignes mutantes

Dans « The Authentic I Ching », le Docteur Wang Yang et Jon Sandifer proposent une liste de règles d’interprétation des lignes mutantes.

L’interprétation des lignes mutantes est un sujet délicat et tout utilisateur du yi king se pose à un moment ou un autre des questions sur la manière de traiter le sujet, suivant qu’il n’y a pas de trait mutant, qu’il y en a 1 ou plusieurs. 

Interpréter les traits mutants

Le livre du Docteur Wang Yang et de Jon Sandifer vaut largement le temps de lecture que vous lui consacrerez mais en attendant une revue plus nourrie voilà quelques informations pour l’interprétation des traits mutants.

Suivant la méthode de tirage utilisée pour dresser un hexagramme, vous pouvez vous trouver dans différentes situations :

  • Il n’y a pas de traits mutants.
  • Il y a systématiquement un et un seul trait mutant.
  • Il y a plusieurs traits mutants.

Pas de mutant ou une seule ligne mutante : la situation est assez claire, vous savez quelle partie du texte consulter si vous utiliser l’approche par le texte. Mais cela se corse un brin si vous avez plusieurs traits mutants, a fortiori s’ils semblent contradictoires dans leurs recommandations ce qui finalement est assez fréquent. Hélas !

Suivant les praticiens on remarque deux grandes façons d’aborder l’interprétation dans ce cas :

  • Chaque trait est considéré comme une étape de la situation. C’est la manière dont procède le produit 136 n’existe pas dans son traité de divination. C’est une approche courante et qui offre une vue dynamique de l’hexagramme.
  • Un jeu de règles très courant existe depuis longtemps qui se décline ainsi :
    • Aucune ligne mutante : lire le texte de l’hexagramme initial
    • 1 ligne mutante : lire le texte de la ligne mutante de l’hexagramme initial. Si le Jugement de l’hexagramme est contradictoire avec celui de la ligne, c’est celui de la ligne mutante qui prévaut.
    • 2 lignes mutantes : lire le texte de la 2ème ligne mutante dans l’hexagramme (ie. celle qui est le plus haut dans l’hexagramme).
      Variante : lire les textes des 2 lignes mutantes mais accorder plus d’importance à la seconde.
    • 3 lignes mutantes : lire le texte des deux hexagrammes (l’hexagramme d’origine et l’hexagramme résultant de la mutation), ne pas consulter le texte des lignes.
      Variante courante : lire le texte de la deuxième ligne mutante.
    • 4 lignes mutantes : lire dans l’hexagramme résultant le texte associé à la ligne la plus basse qui ne mute pas. Ainsi si vous avez obtenu l’hexagramme 2 avec les lignes mutantes 1, 4, 5, 6, lisez dans l’hexagramme 25 le texte de la ligne 2.
    • 5 lignes mutantes : lire dans l’hexagramme résultant le texte associé à la ligne qui ne mute pas. Si vous avez obtenu l’hexagramme 2 et que les lignes 1, 2, 4, 5 et 6 mutent, lisez le texte de la ligne 3 dans l’hexagramme 10.
    • 6 lignes mutantes : lire le texte de l’hexagramme résultant. Si toutes les lignes mutent c’est que la situation est sur le point de basculer soudainement, l’hexagramme d’origine appartient donc déjà presque au passé.

Dans Les signes et les mutationsWang Dongliang propose une démarche un peu plus complexe incluant des opérations transitoires (cf. 73-79).

Cet article a 2 commentaires

  1. Karin

    Merci beaucoup pour ces informations précieuses. Jusqu’à présent je ne comprenais pas comment faire et c’est une information difficile à trouver. Merci 1000 fois.

    1. Merci Karin pour votre retour enthousiaste. Nous vous souhaitons un bon usage du yi jing. Vous trouverez de nombreuses manière de procéder à l’interprétation dans le Takashima Ekidan (cf. la boutique) dont nous avons publié une version française. bonne route à vous dans le yi jing.

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