Les outils-modèles du feng shui

Les nombreux ouvrages de vulgarisation publiés sur le feng shui ont parfois donné l’impression que le feng shui était avant tout une histoire de décoration, de feeling et surtout de bon sens. C’est une idée fausse : le feng shui, c’est tout sauf une question de bon sens.

Le feng shui décrit des phénomènes dont les causes ne nous sont pas apparentes. En cela il est semblable à la physique quantique qui est elle aussi assez décoiffante et bien éloignée du bon sens. C’est pour appréhender ce qui n’est pas apparent que le feng shui s’est doté de modèles comme le San he ou le Xuan kong, mais aussi d’outils-modèles plus généraux, qui en sont les briques de base.

Certains de ces outils sont universellement utilisés dans tous les arts traditionnels chinois : le yin et le yang, les cinq éléments ou le calendrier. D’autres sont plus spécifiques au feng shui. Vous trouverez sur notre site différentes pages qui présentent ces notions que nous traitons en détail dans les formations et les ouvrages de Marip.

Tous ces outils aident à décrire et à comprendre ce qu’il y a réellement dans notre vie, dans notre environnement mais que nous ne pouvons pas appréhender avec nos cinq sens. La vraie réalité est au-delà des apparences et c’est un univers complexe. Croire que l’on peut trouver à gauche en rentrant chez soi une zone carrière ou amour dans laquelle il suffit de poser quelques bibelots pour accéder à la gloire ou connaître l’amour, c’est rêver.

Le feng shui est bien plus profond et utile que cela. Il nous met face à nous-même, nous amène à nous poser la question de savoir ce que l’on est, où on veut aller et si on est prêt à faire les efforts requis pour y arriver. C’est un savoir qui a été affuté sur des milliers d’années par des gens attentifs à eux-même, aux autres et à ce qu’il se passait dans leur environnement. En feng shui tout particulièrement, les textes se présentent sous forme de poésie, en partie pour en masquer le sens et le protéger, en partie aussi parce que ceux qui les écrivaient étaient souvent des lettrés qui se souciaient de l’humain.