Ecoles traditionnelles

Un large éventail de modèles et de techniques complémentaires

Plusieurs écoles traditionnelles

Sous le terme d’écoles traditionnelles on trouve les méthodes suivantes : San he, San yuan, étoiles volantes, Ba zhai (8 maisons), école de la forme, école de la boussole,… Les appellations fourmillent mais que recouvrent-elles en réalité ?

La longue histoire du feng shuia favorisé l’apparition de nombreuses écoles dont la légitimité est parfois discutable et souvent disputée. Sont aujourd’hui considérées comme traditionnelles, répondant aux exigences de l’efficacité et ayant subi l’épreuve d’une vérification assidue, les écoles suivantes : San he, San yuan, Xuan kong et Ba zhai. Les étoiles volantes sont une sous-partie de l’enseignement San yuan.

Il n’y a pas d’opposition entre ces quatre écoles traditionnelles mais plutôt une complémentarité :

  • le San he (les trois harmonies) étudie la forme (xing qi), l’aspect très concret d’un lieu,
  • le San yuan (les trois époques) étudie la non forme (li qi), c’est une approche plus abstraite et mathématique dans laquelle le temps occupe une place prépondérante.
  • le Xuan kong (vacuité mystérieuse) est un sous-ensemble du San yuan.
  • le Ba zhai (les 8 maisons) permet de savoir comment un individu réagit à certains qi.

Chaque lopan, ou luopan, est constitué de cercles (ou anneaux) donnant des indications différentes. Les informations gravées sur la boussole San yuan sont plus abstraites et plus tournées vers le temps. On l’appelle aussi la boussole Yi jing car elle permet d’utiliser des formules incluant les 64 hexagrammes.

Ecole de la forme désigne un art très ancien qui consiste à lire les formes de l’environnement pour connaître ses qualités et son impact : formes des montagnes, disposition des courants d’eau, détection d’espaces chargés de qi, qualité du sol. Apanage des maîtres confirmés, ce savoir est généralement inclus dans le San he.

Le terme Ecole de la boussole, souvent accolé à Ecole de la forme, introduit une distinction sans intérêt car les caractéristiques de l’environnement extérieur s’analysent très rarement sans boussole : un pic montagneux n’a pas la même signification suivant la direction dans laquelle il se situe, c’est tout aussi vrai pour une chaîne de montagnes ou un cours d’eau.

Des écoles en fait complémentaires

Comme Tan Yang Wu et nos maîtres, nous pratiquons et enseignons un système qui s’appuie sur l’ensemble de ces approches. Loin de s’opposer, ces écoles fournissent pour un même lieu des grilles de lecture différentes et complémentaires.

Le lopan est la boussole utilisée par les maîtres de feng shui pour prendre les mesures sur lesquelles s’appuient les calculs.

Lopan San He

Le feng shui en occident

Dans les livres à destination du grand public on trouve fréquemment ce qu’on appelle « les huit aspirations » (nord = carrière, sud = renommée, …). Pourtant ces notions très vulgarisées ne relèvent pas du feng shui traditionnel qui s’articule principalement autour du San he et du San yuan. Elles relèvent plutôt de l’astrologie chinoise sans en être vraiment et ne peuvent être plaquées sur l’environnement ou un lieu.